Aller au contenu
CNES, Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal

Le mot du Président

Le message d’Abdel Kader NDIAYE, Président de la CNES : remettre l’économie au cœur des priorités nationales et faire du secteur privé un partenaire à part entière de la transformation du Sénégal.

PR-ABDEL-KADER-NDIAYE

Le mot du Président

« La souveraineté économique ne se décrète pas. Elle se construit. Et elle se construit avec des entreprises fortes. »

Abdel Kader NDIAYE Président de la CNES

Remettre l'économie au cœur des priorités nationales

Le Débat utile : l'économie, le développement !

Le Sénégal a engagé une réflexion profonde sur son avenir. Les notions de souveraineté, de refondation et de transformation structurelle occupent désormais une place centrale dans le débat public. Cette ambition est légitime. Elle est même nécessaire. Mais une question fondamentale demeure : quelle place accorde-t-on aux entreprises dans cette trajectoire nationale ?

Depuis plusieurs mois, le secteur privé observe avec préoccupation un effacement progressif des enjeux économiques dans le débat public. Alors même que les entreprises font face à des difficultés majeures, les questions relatives à l'investissement, à la compétitivité, à l'emploi, au financement de l'économie et au climat des affaires peinent à trouver la place qu'elles méritent dans les priorités nationales.

Pourtant, les défis sont nombreux. Les entreprises continuent de supporter les conséquences des crises successives qui ont marqué notre pays : les séquelles de la pandémie de Covid-19, les épisodes d'instabilité ayant affecté l'activité économique entre 2021 et 2024, les tensions persistantes sur les chaînes de valeur, ainsi que les difficultés liées à l'environnement économique et financier national. À ces contraintes s'ajoutent les préoccupations liées aux délais de règlement de la dette intérieure, aux tensions sociales qui affectent certains secteurs d'activité et au manque de visibilité économique dont les investisseurs ont besoin pour planifier leurs décisions.

Dans ce contexte, le secteur privé ne demande ni privilège ni traitement de faveur. Il demande simplement à être reconnu comme un acteur central du développement économique national et comme un partenaire à part entière de la construction des politiques publiques.

Cette reconnaissance est d'autant plus importante que les entreprises demeurent les premiers investisseurs du pays, les principaux créateurs d'emplois et les premiers pourvoyeurs d'opportunités pour notre jeunesse. Chaque jour, elles créent de la valeur, soutiennent les territoires, innovent et contribuent à la stabilité économique et sociale du Sénégal.

Il ne peut y avoir de souveraineté économique sans un secteur privé fort.
Il ne peut y avoir de transformation économique durable sans entreprises compétitives.
Il ne peut y avoir de création massive d'emplois sans investissement privé.

C'est pourquoi la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal réaffirme sa disponibilité à participer activement à toutes les réflexions et initiatives visant à accélérer le développement économique du pays. Notre vocation n'est pas la contestation. Notre responsabilité est de proposer, d'alerter lorsque cela est nécessaire et de contribuer à la recherche de solutions concrètes.

La CNES continuera ainsi à porter la voix des entreprises, à promouvoir un dialogue public-privé exigeant et constructif et à formuler des propositions au service de l'intérêt général.

L'heure est venue de replacer l'économie au cœur des priorités nationales. L'heure est venue de redonner confiance aux investisseurs, de soutenir nos entreprises et de créer les conditions d'une croissance durable, inclusive et créatrice d'emplois.

Le Sénégal dispose d'atouts considérables. Pour les transformer en prospérité partagée, l'État et le secteur privé doivent avancer ensemble.

La souveraineté économique ne se décrète pas. Elle se construit. Et elle se construit avec des entreprises fortes.

Abdel Kader NDIAYE
Président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal